Mots-clés: Règles de Woodward-Hoffman, méthode de Hückel, orbitale frontière de Fukui, coefficient atomique, HUMO, LUMO. demande inverse d'électrons. Nous avons dans le chapitre 1 la définition de la réaction " normale " de Diels-Alder comme étant une cycloaddition péricyclique entre une diène essentiellement en conformation cisöide et une diènophile généralement conjuguée. Le présent chapitre sera consacré à l'étude de ses mécanismes et sélectivités. Nous verrons que la théorie des conservations des symétries des orbitales de Woodward-Hofmann ainsi que les orbitales frontières de Fukui trouveront des interprétations particulièrement élegantes dans les résultats expérimentaux des réactions de Diels-Alder. Une importante introduction sur la demande inverse d'électron finira ce chapitre sur les mécanismes.
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2.1. Stéréospécificité et mécanisme 2.1.1. Stéroéspécifités. La réaction de Diels-Alder1 fait partie des réactions péricycliques se faisant par un mécanisme concerté passant par un état de transition cyclique. Comme c'est une cycloaddition thermique 4+2 et donc selon les règles de sélection de Woodward-Hofmann2 p+q = 4n + 2, les liaisons seront donc formées au cours du processus supra-supra. Cette approche des atomes permet d'expliquer la stéréospécificité de la réaction. |  | [1] | Cette stéréospécificité se traduit par la retention de configuration à la fois chez le diène de départ 1 ou 2 et le diénophile 1a ou 2a avec la formation jusqu'à des 4 centres stéréochimiques dans l'adduit de Diels-Alder 1b ou 2b. |  | [2] |
| 2.1.2. Orbitales frontières de Fukui Figure 2: Diagramme d'interaction entre les HOMOs et LUMOs du diène I et du diènophile II Fukui qui a démontré qu'il était possible de décrire correctement le déroulement de certaines réactions chimiques en faisant l'approximation que celles-ci sont gouvernées par le recouvrement des orbitales frontières des réactants. Généralement, l'interaction prédominante entre les orbitales frontières fait intervenir la plus faible différence d'énergie entre la plus haute orbitale occupée HOMO de l'un des partenaires et la plus basse orbitale vacante LUMO de l'autre.3 |
2.2. Règle d'Alder et frontières orbitales La règle d'Alder stipule que la vistesse d'une cycloaddtion croït si l'un des réactants est enrichi en électrons et l'autre réactant appauvri en électrons |
 | [3] | Tableau 1: Influence des substitutants attracteurs sur le diènophile sur la constante de vitesse k [3]. Rapport par rapport a celle du diénophile monosubstiuté.
| diènophile 3a | | | | | k | 1 | 45,5103 | 48,0104 | 43,0106 |
| En termes de frontières orbitales, l'effet des substitutants donneurs en électrons sur les diènes relève le niveau des HOMOs du diène tandis que la substitution par des groupes attracteurs sur les diènophiles abaisse les LUMOs de ces derniers. Il en résulté un repprochement ou recouvrement plus considérable de ces orbitales dont l'effet est d'accélerer la vitesse de réaction. (Voir fig.2) |
|  Figure 2: Interactions HOMO-LUMO des systèmes non substitutés (noir) entre III et IV et systèmes substitués (en rouge) entre IIIa et IVa |
| les Hydrogènes H1 et H2 rattachés respectivement aux atomes C1 et C2 des oléfines A et B où B est un dérivé substitué de A montrent les déplacements chimiques suivant en d en RMN:
Oléfines | d H(1) | d H(2) | A | 5,68 ppm | 5,68 ppm | B | 6,0 ppm | 7,0 ppm |
Quel sera le produit majoritaire si on fait réagir l'anhydride maléique sur une mélange de A et de B?
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2.3. Régiosélectivités des réactants dissymétriques Les cycloadditions des diènes et diènophiles dissymétriques peuvent peuvent conduire à deux adduits isomères résultant des deux possibles orientations possibles des réactants. L'expérience montre que ces régioisomérisations ne sont pas gouvernées ni par l'effet stérique ni par l'effet életronique mais s'expliquent bien par les interactions des orbitales frontières |
 | [4] | S'il y avait eu un effet d'encombrement stérique, sur les deux orientations possibles para- et ortho- le produit majoritaire devrait être l'isomère para 4c au lieu de l'isomère ortho 4b |  | [5] | S'il y avait eu une effet électronique dirigeant l'orientantion para/ortho, le remplacement du substituant EtO par le CN plus électronégatif devrait changer l'orientantion. Or le produit majoritaire reste toujours les isomères para 5a' et 5b' |  | [6] | Régiosélectivité des diènes selon lea positions des substituants: voir Fig.1 chapitre 1 |
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Orb. frontières | HOMO | LUMO | Diène 1 | a + 0,570b | a- 0,643b | Coef. atom. C1 | 0,653 | 0,564 | Coef. atom. C4 | -0,551 | 0,651 | Orb. frontières | HOMO | LUMO | Dienophile 2 | a + 0,852b | a - 0,474b | Coef. atom. C5 | 0,638 | 0,635 | Coef. atom. C6 | 0,544 | -0,301 |
- Quelle est la paire de O.F. impliquée dans la synthèse diénique/
- Quels sont les sites atomiques de la réaction?
- Quelles sont les produits de la réactions 3 et 4?
- Expliquer feur formation
- Quelles sont leurs %
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| On peut déterminer la lisison s qui se forme le plus rapidement dans l'état de transition qui sera donc le plus probable en considérant l'interaction des frontières orbitales la plus forte qui est entre le HOMO du diène 6 et le LUMO de la diènophile 6a  | Figure 3: Orbitales frontières et coefficients des sites atomiques réactifs (en rouge) et formation de liaison s dans l'état de transition. | Utilisant les méthodes de Hückel, l'énergie de formation de la liaision C1-C6 est la plus exothermique avec 0,283b. Les liaisons vont se former donc avec les atomes avec les plus grands coefficients (C1: 0,64; C-6: 0,69). |
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Le coeffitcient atomique de C1 est plus élevé qeu celui de C4 dans le diène 1. Peut-on en déduire lequel de 3 et 4 est le régioisomère le plus probable?
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2.4. Orientations endo- et exo-- Lorsqu'on réalise une réaction de Diels-Alder entre deux chaînes conjuguées ;ou entre diènes des dérivés substitué d'oléfines, deux orientations possibles endo- et exo- émergent conduisant à deux diastéréoisomères endo et exo. D'une façon générale, l'orientantion endo prédomine et c'est un des règles d'Alder, mais il existe diverses exceptions. |
Dans l'état de transition V conduisant à l'orientation endo-, les deux chaînes conjuguées se trouvent du même côté du plan des liaisons sigma qui vont se former. Il y a apparition des interactions secondaires (en rouge) qui vont favoriser ou défavoriser l'orientation endo.  Figure 4: Orbitales frontières et interactions liées formant les liaisons sigma (noir) et lies interactions non liées (rouge). Dans l'orientation exo-, elles se trouvent de part et d'autre de ce plan dans l'état de transition Va; il n'y pas possibilité d'apparition des interactions secondaires. |  | [8] | La réaction de Diels-Alder des dérivés de fulvène 8 a été beaucoup étudié. Avec R = Ph, l'unique produit détecté est l'isomère endo 8b. Avec R = Me; on a inversion d'orientation en exo- avec le rapport exo/endo égal à 8,5. |  | [9] | Les trois groupes MeO- de l'aryl interfèrent avec les deux méthyles du diènophile 9a et favorisent l'état de transition exo. L'unique produit de la réaction est l'isomère exo 9c. |
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2.5. Demande inverse d'électron La demande inverse d'électron est une variante très versatile et largement répandue de la cycloaddition de Diels-Alder dont nous verrons les illustrations dans les réactions hétèroatomiques et réactions intramolécualires de Diels-Alder |
 Figure 5: Mécanisme de demande inverse d'électron. En bleu: demande normale d'électron HOMO(diène)/LUMO(diénophile); en rouge; HOMO (diénophile)/LUMO (diène) | | Les substitutions par des groupements donneurs sur les diénophiles élevent les OF et donc leurs HOMOs, tandis que la substitution par ds groutements attracteurs sur les diènes abaissent leurs OF et partant les LUMOS. La dimunition de la différence d'énergie entre les HOMOs/LUMOs qui en résulte favorisent l'interaction inverse HOMo (diénophile)/LUMO(diène) (Fig. 5) |  | [9] | Ainsi, le diène 10a est doublement substitué par le groupement attracteur ester et réagit par demande inverse d'électron avec le diénophile 10 [10] |
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