Chapitre 2 : Composition Chimique

Sommaire

Chap. 1:
1.1
Définition
1.2
Répartition
1.3
Localisation
1.4
Utilisation

Chap. 2 : Composition Chimique
2.1 Classification
2.1.1

Monoterpènes

2.1.1.1 Terpènes acycliques
2.1.1.2 Terpènes monocycliques
2.1.1.3 Terpènes bicycliques
2.1.2 Sesquiterpènes
2.1.3 Diterpènes
2.1.4 Triterpènes
2.1.5 Tétraterpènes
2.1.6 Polyterpènes
2.2 Caractérisation et dosage
2.3 Biogenèse des terpénoïdes
2.3.1 Origine de "l'isoprène actif "
2.3.2 Couplage "tête à queue" des deux unités en C5
2.3.3 Couplage "queue à queue" des unités en C15 (FPP) ou C20 (GGPP)

Chap. 3:
3.1
Méthodes Chromatographiques
3.1.1
Chromatographie liquide-solide
3.1.2
Chromatographie liquide-liquide
3.1.3
Chromatographie en phase gazeuse (CPG )
3.2
Méthodes spectrales
3.2.1
Spectrométrie de masse
3.2.2
Résonance Magnétique Nucléaire
2.3 Biogenèse des terpénoïdes {2}
La diversité des structures terpéniques naturelles rend délicate sinon difficile toute tentative de généralisation. Il est cependant utile - voire indispensable - d'insister sur le fait que l'existence des terpènes est conditionnée par trois séquences réactionnelles fondamentales :
- formation de " l'isoprène actif " à partir de l'acétate via l'acide mévalonique
- couplage " tête à queue " des unités en C5 justifiant l'existence des mono, sesqui, di, sester et polyterpènes
- couplage " queue à queue des unités en C15 ou C20 justifiant l'existence des triterpènes.
Hormis ces trois séquences capitales le reste de la biosynthèse sera facilement interprété comme une suite de réactions très classiques pour l'organicien : formation d'ions carboniums par solvolyse de pyrophosphates allyliques, ouverture d'epoxydes ou protonation d'une double liaison ; cyclisations électrophiles, réarrangements de type Wagner-Meerwein et autres, etc.. ;
2.3.1 Origine de "l'isoprène actif "
Les terpènes ne sont vraiment formés dans la nature à partir de l'isoprène, qui n'a jamais été détecté dans un organisme vivant. Le véritable précurseur universel de tous les terpènes est l'acide mévalonique.
La première étape est l'activation de la molécule d'acide acétique. Ceci est réalisé par estérification avec le groupe thiol d'une molécule complexe, le coenzyme A, que nous écrirons HS-CoA . Le méthyle du thiol-ester formé, l'acétyl-CoA est très réactif.
La condensation aldolique de l'acétyl-CoA sur l'acétoacétyl-CoA conduit au (3S) 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-CoA. Celui-ci est ensuite irréversiblement réduit par le NADPH en acide (3R) mévalonique (MVA). L'autre isomère n'agit pas comme précurseur.
L'isomérisation de celui-ci fournit une molécule hautement réactive, le pyrophosphate d'isopentén-2-yle ou le diméthylallylpyrophosphate (DMAPP) qui peut facilement s'ioniser.
Le MVA est activé (enzymatiquement) par phosphorylation. Une élimination avec décarboxylation donne ensuite l'isopenténylpyrophosphate (IPP).
1ère étape Condensation aldolique de l'acétyl coenzyme-A sur l'acétoacétyl coenzyme-A
2eme étape réduction (irréversible) par le NADPH en acide 3R- mévalonique (MVA)
3ème étape conversion du MVA en isopenténylpyrophosphate (IPP) par phosphorylation suivie d'une décarboxylation assistée (élimination E2) par le départ du groupe phosphate



4ème étape isomérisation de l'IPP en pyrophosphate d'isopentén-3-yle ou le diméthylallylpyrophosphate
(DMAPP)