QUATRIEMES JOURNÉES SCIENTIFIQUES DU RÉSEAU DÉMOGRAPHIE

Jeunesses et vieillesses
quels défis pour les sociétés d’aujourd’hui et de demain ?


Louvain-la-Neuve, Belgique, 29 mai – 1er juin 2001

Journées organisées en collaboration avec


L’AUF est le nouveau nom de l’UREF, université sans murs créée au sein de l’AUPELF (Association des Universités Entièrement ou Partiellement de Langue Française) en 1987 par le Sommet des Chefs d’État ayant le français en partage. Opérateur des Sommets pour l’enseignement supérieur et la recherche, elle a pour objectif le renforcement de la francophonie scientifique.

Le Réseau Démographie de l’UREF

Le Réseau Démographie, créé en 1990, mène différentes activités : appui à des programmes de recherche (quatre appels à collaboration ont été lancés sur le thème " population et développement : inégalités, crises et politiques ") ; production d’information scientifique (un manuel de sociologie de la population est paru, ainsi que trois ouvrages de synthèse dans la collection Savoir plus - Universités) ; organisation de journées scientifiques (les premières ont été organisées à Bangui en 1993 sur l’évaluation des politiques et des programmes de population; les deuxièmes à Ouagadougou en 1996 sur le thème " crises, pauvreté et changements démographiques dans les pays du Sud; les troisièmes à Rabat en 1998 sur " les transitions démographiques des pays du Sud ").

L’Institut de Démographie de l’Université Catholique de Louvain

L’Institut de Démographie de l’Université Catholique de Louvain, créé en 1963 et rattaché aujourd’hui au Département des sciences de la population et du développement (SPED), a une double mission de recherche et d’enseignement. Il compte une quinzaine d’enseignants et de chercheurs et une cinquantaine d’étudiants dans ses différents programmes (DES, DEA et doctorat), d’une quinzaine de nationalités. Les recherches fondamentales et appliquées de l’Institut sont orientées vers les pays en développement et vers l’Europe, avec un accent particulier sur la mortalité et la morbidité, la santé de la reproduction, le vieillissement, la dynamique des ménages, les perspectives, les problèmes de transitions démographiques, la pauvreté et les inégalités sociales.


PRESENTATION DES JOURNEES

Si le vieillissement démographique n’est pas une nouveauté dans les pays du Nord, en revanche, dans les pays du Sud, la préoccupation est relativement récente, liée à la progression rapide de la transition démographique, y compris dans les régions où, jusqu’il y a peu, on doutait encore qu’elle soit réellement amorcée.

On vient donc seulement de prendre conscience que les pays dits en voie de développement étaient aussi en voie de vieillissement. Sans doute aurait-on pu l’anticiper, puisque les mécanismes du mouvement démographique sont connus depuis longtemps, ainsi que les conséquences, directes et indirectes, de la transition, dont le vieillissement et les mutations des structures par âges sont dans leur principe relativement universels.

En fait, l’idée d’une bipolarisation du monde, avec d’un côté des pays riches et vieillissants, et de l’autre des pays pauvres et jeunes, a empêché ou ralenti cette prise de conscience. Et quand le vieillissement est devenu plus évident, même pour les pays du Sud, on a encore minoré la gravité du problème en évoquant la capacité de le gérer à travers les structures et les modèles familiaux traditionnels prévalant dans ces pays. Aujourd’hui, le réalisme oblige d’admettre que ce ne sera pas forcément le cas, et à côté du ralentissement de la croissance démographique, on commence à mettre l’accent sur " les générations nouvelles ".

La perspective d’une stabilisation de la population mondiale à un effectif qui pourrait ne pas dépasser les 10 milliards d’habitants, a certainement contribué à faciliter ce glissement d’une approche strictement quantitative et numérique à une approche plus qualitative et structurelle, et on ne peut que se féliciter de cette réorientation politique. Et sans doute était-il plus que temps d’opérer ce virage " idéologique ", car on peut supposer que les défis posés par l’émergence de nouvelles structures de population ne seront pas moins difficiles à relever que celui posé par l’accroissement du nombre des hommes et des femmes.

Il est évident que les transitions démographiques des pays du Sud vont présenter des caractéristiques bien différentes de la transition historique vécue par les pays européens et occidentaux. Non seulement, la durée du processus sera vraisemblablement fortement écourtée, mais il se produira un " télescopage " entre les différentes phases de la transition, de sorte que les changements au sommet de la pyramide des âges, liés à l’amélioration de la longévité vont s’intensifier, alors que des turbulences continueront à se produire à la base de la pyramide, à cause des hautes fécondités qui ont prévalu pendant longtemps, et qui, même réduites, restent encore aujourd’hui à des niveaux élevés. Autrement dit, le nombre et la proportion de personnes âgées vont augmenter comme jamais auparavant, et dans le même temps il n’y aura jamais eu autant de jeunes en âge d’avoir eux-mêmes des enfants et de grossir les rangs de la population active.

Les jeunes et les vieux vont donc devoir partager les ressources collectives (avec les adultes), et il existe des risques que ce partage ne se réalisera pas sans des conflits de génération, dont on peut déjà relever les prémisses, au Nord comme au Sud. Les décideurs vont donc devoir redoubler d’imagination et de créativité pour trouver les moyens de répondre aux besoins de ces nouvelles générations en expansion en termes de santé, de logement, d’emplois, de sécurité, d’aide sociale, etc., et de gérer ces nouvelles sociétés multigénérationnelles en évitant de les précipiter tout droit dans la guerre des âges.

Quant aux chercheurs, ils devront constituer le dossier de cet environnement social nouveau, dont le passé ne nous apporte aucune expérience. D’où ces Journées, dont le thème prolonge naturellement celui des journées précédentes, qui avaient permis de caractériser la diversité des transitions démographiques des pays du Sud.

THEMES PROPOSES



A titre indicatif et non limitatif, voici quelques thèmes qui pourront être discutés lors de ces Journées :

La transition démographique au Sud et au Nord : convergences et divergences
La diversité des processus démographiques de vieillissement
Progrès de la longévité dans les pays du Sud : quels espoirs  pour les évolutions futures ?
Les jeunes et les vieux : intérêts opposés ou communs ? peut-on éviter la guerre des âges ?
Jeunesse, éducation et emploi : comment former les générations jeunes et les intégrer dans la vie active ?
Le rôle de la famille : pourra-t-elle continuer à accueillir les personnes âgées ? comment se pose la question en milieu urbain et en milieu rural?
Quel rôle joueront les migrations internationales dans la transition du vieillissement?
La protection sociale : le modèle occidental est-il " exportable " ?
Vieillissement et développement : la montée en puissance des personnes âgées est-elle compatible avec le progrès humain et social?
L’intégration du vieillissement dans les politiques économiques et sociales dans les pays développés et en développement : quelles synergies possibles ?

APPEL A COMMUNICATION

Les chercheurs intéressés sont invités à proposer une communication sous forme d’un résumé d’une page de leur projet qu’ils enverront avec leur bulletin de pré-inscription avant le 1er septembre 2000. Le Comité d’organisation des Journées se réunira à la mi-septembre pour sélectionner les projets de communication. Les auteurs des propositions en seront informés.

Le Réseau espère disposer de fonds pour la prise en charge totale ou partielle de certains participants du Sud, auteurs d’une communication acceptée et ne pouvant financer eux-mêmes leur participation. Seuls pourront éventuellement en bénéficier les auteurs en ayant fait la demande lors de leur pré-inscription et ayant fait parvenir leur texte avant la date limite.

RECOMMANDATIONS AUX AUTEURS

Les communications seront dactylographiées en français sur du papier de format 21x29,7. Elles ne devront pas dépasser 15 pages, y compris les tableaux, graphiques et annexes éventuels. La première page commencera par le titre de la communication, le(s) nom(s) de l’auteur (des auteurs), leur(s) titre(s) et leur(s) institution(s) de rattachement.

Les textes définitifs des communications devront parvenir avant le 15 avril 2001.

COMITE D'ORGANISATION

Aziz Ajbilou, enseignant-chercheur à l’INSEA,

Francis Gendreau, chercheur à l’IRD,
Hubert Gerard, professeur à l’UCL,
Michel Loriaux, professeur à l’UCL,
Denis Nzita Kikhela, professeur à l’Université de Kinshasa,
Victor Piche, professeur à l’Université de Montréal,
Ingrid Schockaert, chercheur à l’Institut de Démographie de l’UCL,
Dominique Tabutin, professeur à l’UCL.

ACTES DES JOURNÉES

Des Actes de ces Journées seront publiés. L’acceptation d’une communication n’entraîne pas automatiquement sa publication. Le Comité d’organisation, responsable de l’édition, pourra effectuer une sélection parmi les communications et demander des modifications aux auteurs des communications retenues.

POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS

Francis Gendreau
CICRED, 133 boulevard Davout
75980 Paris Cedex 20 - France
Tel : (33).1.56.06.21.36 ; Fax : (33).1.56.06.21.65
Mel : gendreau@cicred.ined.fr

Dominique Tabutin
Institut de Démographie,
UCL 1 place Montesquieu, bte 17
1348 Louvain-la-Neuve, Belgique
Tel : (32).10.47.29.51 ; Fax : (32).10.47.29.52
Mel : tabutin@demo.ucl.ac.be